- Patience au coeur,
sa lourdeur aux bras,
un arum devine sa silhouette,
caresses.
Impatiences en fleurs,
sa pudeur niera les automnes,
divines étaient les averses.
L'aube criait dans les feuillages asséchés,
au loin une vague de rosée,
les senteurs envahissaient l'ampleur des baisers à terre,
humides.
Un silence aride couvre les chants nocturnes,
l'horizon, en face la nuit semait les rayons.
brume délicieuse,
les pétales renaissent en nombre,
sonorité que la pluie surveille.
printemps ?
au nord une mousse appelle le sud,
la fraicheur de ta voix disparait dans
des lumieres...
mers agitées.
accrochant aux roches sa coiffure, l'été hypnose.
Marelles affamées,
plus au sud,
cassent.
l'hiver aboit quelques immortelles,
la poussiere celeste recouvre les monts,
apparition de ta voix rechauffant l'obscurité de ces nuits,
ta voix fertile que le printemps assume;
et quand l'automne innonde, cette voix parcours;
la voix que l'été claque dans le sable;
une voix chaude reconfortant mon coeur,
avec le temps il s'alourdit.
Poulbo.
- Sous cette blanche
Je m'endors. Mon nuage
Si loin, sûr ce soir,
Qui sans songe, longe
ce brouillard; ]
Couvert d'une toile
Sainte et blanche
Aspirant lentement
mes mensonges. ]
-Des mensonges noirs
Dans mes hanches.
Soirs de la ronde blanche
Permettez-moi de peindre
Cette toile en vérité.
Toi; onde bruyante,
Enlace dans ta lumière
Nocturne cette sphère
Qui libère la mer
De mes regrets !
Enfin, laisse apparaître
La lumière qui presse
Au creux de mes pertes.
-Je m'endormirai alors.
Poulbo.